06/01/2006

Le voyageur

Le voyageur s’en va, sans t’avoir dit un mot
Et si tu suis ses pas, il se lance au galop
Mais sa piste est cachée, la neige l’a recouverte
Tu serais mieux restée, toute seule, à ta fenêtre

Car te voilà perdue, lui ne reviendra pas
Seule la Lune t’a vue, et te suit pas à pas
Même sa faible lumière vacille vers le néant
Alors que tes prières se perdent dans le vent

La vengeance est une arme, de même que le mépris
Et pas la moindre larme pour troubler ton esprit
Si le jour te ramène jusque devant chez toi
Ne te donne pas cette peine, n’élève même pas la voix

Car ta maison est vide, plus rien ne t’y retient
Personne ne répondra, il a brisé le lien
L’âme de ton frère est morte, nul ne la lui rendra
Le cavalier l’emporte, et il est loin déjà

Mais ce noir voyageur, qui a causé sa mort
Que fait saigner son cœur si ce n’est le remords
Sentir sa propre flamme s’éteindre peu à peu
Peut amener un homme à réouvrir les yeux

En le laissant partir, seul avec ses pensées
En lui donnant l’avenir pour seule réalité
Tu choisis le bonheur, tu accordes la vie
Au frère et à la sœur finalement réunis


19:24 Écrit par Arlequin dans Par écrits | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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