30/10/2005

Samedi soir sur la Terre

Pile six mois que j'ai abandonné ce blog pour me consacrer à mes chères études, et voilà juste que je me rappelle de mon mot de passe... ;)
 
Reprise, donc :)
 
La rhéto, c'est bien. C'est bien parce qu'on est conscient que l'on passe sans doute notre dernière année entre les murs miteux d'une école qui ne l'est pas moins, avant d'arriver dans une université de la Communauté française, qui l'est encore plus. C'est bien parce que les profs en ont marre de voir nos têtes, comme on en a marre de voir les leurs, et l'on reçoit notre diplôme dans un contexte de libération, sans qu'on sache trop qui est réellement libéré. C'est bien parce que ça rime souvent avec voyage de rhéto, et que ça laisse de bons souvenirs. C'est bien, enfin, parce que les têtes de piafs qui nous ont accompagnés pendant six ans (au moins) vont enfin nous lacher les baskets.
Non je déconne.
Les potes, c'est important. Enfin il paraît. Du coup, rien ne saurait remplacer une réunion d'anciens de rhéto, on est bien d'accord.
Se retrouver pour entonner "On s'était donné rendez-vous dans dix ans, place des Grands Hommes", ça n'a pas de prix.
Bon ben pas de raison de refuser l'invitation, donc je réponds par l'affirmative, d'autant plus que quitte à chanter quelque chose en français, autant que ce ne soit pas "A nos actes manqués".
 
C'est sûr, la grand-place de Bruxelles est vraiment magnifique. Je la traverse toujours la tête en l'air, pour les bâtiments, les lumières ou simplement les étoiles, qui trouvent là un bon cadre pour briller. Du coup je manque de trébucher contre ces foutus pavés, je rentre dans les gens, je marche sur ceux assis par terre, comme si ils aimaient ces foutus pavés, eux, je tape dans les bouteilles vides laissées par ces mêmes gens qui aiment les pavés, le tout avec un sourire béat qui contraste singulièrement avec la mine des types que je viens d'écraser.
Dans tous les cas, la grand-place, c'est top. Tant qu'on n'y reste pas trop longtemps. Mais c'est pas tout, le coin est aussi plein de bars sympathiques, de gens sympathiques, de gamins qui pissent (sympathiques), de vendeurs de gaufres (de Liège, quels c*ns), bref, le cadre est idéal pour se retrouver et parler du bon vieux temps, qu'est mort mais qui reviendra, qui emporte avec lui le rire des enfants, etc...
Mais alors comment expliquer qu'une réunion de vieux potes fasse un tel flop avec un cadre aussi top ? Parce que sept sur vingt-sept, avouez, c'est presque drôle. Surtout quand cinq parmi les sept continuent à se voir au moins une fois toutes les deux semaines depuis leur entrée à l'unif'.
Faut croire que les hautes études montent à la tête. On va tout de même pas aller revoir cet abruti qui fait Journalisme... Wé il fait plus Journalisme, il fait Droit, c'est pareil. Et puis l'autre avec sa sale gueule, là... Wé en trois ans il a pu changer, mais je m'en fous. En plus j'ai choppé la grippe aviaire je sais plus me déplacer. Et je suis sûr que le resto prévu, il faudra encore le payer nous-mêmes...
 
Mouais. N'empêche, là comme ça, je m'imagine ce à quoi la soirée aurait ressemblé si on avait été 27 au lieu de 7...
Tiens le resto justement. Arriver à Bruxelles pour manger sans avoir rien réservé, ça passe si on est seul, ou à deux. A 7, on a trouvé à l'endroit prévu (le Skievelat pour ne pas le citer, excellentes pommes de terre fourrées aux épinards, saumon fumé et fromage de chèvre, pas trop cher, mais pas trop trop bourratif non plus), mais sur une ptite table juste devant l'entrée, dont la porte est restée ouverte toute la soirée pour attirer les clients. Heureusement, il faisait pas froid :) Si on avait été plus, on aurait dû se contenter d'un Quick, d'un Pizza Hut avec un peu de chance.
Ensuite, à 27 sur la grand-place, la tête en l'air et le sourire béat, on serait passé pour de vrais bons touristes. Non, c'est pas si grave. Mais être vu comme un touriste dans sa ville natale, quand même... ^^'
Enfin, on a trouvé de justesse une petite place A la Mort Subite, où c'était bondé, comme souvent. A plus, on aurait dû se contenter de canettes de Coca (Coke, faut-il le préciser) sur la place du Sablon...
Tout compte fait, beh, c'était peut-être pas plus mal. En plus, on a évité de réveiller les vieux démons des secondaires, en repartant sur des discussions sans intérêt sur telle ou telle personne, tel ou tel prof, etc...
Et puis c'est vrai, y'a des gens que je n'avais aucune envie de revoir, d'autres dont je me fous complètement, d'autres que j'ai oubliés... En fait, il ne manquait personne. Mis à part le fait que je me sois fait tout petit devant une Coupe Piazza Italia Chocolat de 8 boules chocolat-praliné-noisette avec morceaux de noisettes pilées, amandes effilées et chocolat chaud (la prochaine fois, je la terminerai !), j'ai passé une excellente soirée.
Alors en fin de compte, en y repensant...
 
La rhéto... c'est de la merde.

14:36 Écrit par Arlequin dans Un peu de rien... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

au fait... Amis de rhétos, ceci est à prendre au second degré.
Ou pas.

Écrit par : Arlequin | 30/10/2005

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