05/03/2005

Hello !

Bienvenue...
 
Petit retour en arrière sur ce blog créé il y a un petit temps déjà... Je n'ai pas beaucoup de choses à dire en plus, mais tant qu'à faire autant tenter une création moins mièvre, plus proche de moi et de ma vision des choses...
 
Je commence très doucement, avec un petit coup de gueule à un jeu-video bien connu...
 
Il faisait beau il y encore un quart d'heure au-dessus de Bruxelles... Et puis soudain, hop, un coup de vent, le soleil se couvre et c'est la fin de l'idylle... Ca tombe bien tiens...

Enchanté par MGS, transcendé par MGS2, c'est tout naturellement que j'achète MGS3, d'autant plus que la critique semble unanime. Première surprise, il n'y a plus de radar. Splinter cell - style. Mauvaise nouvelle à première vue, moi qui avais pris l'habitude de traverser certaines salles les yeux rivés uniquement sur lui, j'allais en prendre pour mon grade... Du coup, le gameplay se renouvelle complètement : on est constamment aux abois, de peur d'être surpris par un garde arrivant dans le dos, ou planqué comme un fourbe derrière un élément du décor. Je suppose que pour la grande majorité des joueurs, cela constitue un excellent facteur d'intégration. Oui mais...
Ayant préféré entamer la partie en mode normal directement, je m'étais dit qu'il vaudrait sans doute mieux rester le plus souvent planqué dans les hautes herbes. Tout juste, commandant. Résultat, pour éviter de me faire surprendre, j'ai passé au moins les trois quarts du temps dans les fougères, à avancer à du deux à l'heure, au milieu des serpents qui d'ailleurs ne s'en sont jamais formalisés... A ce niveau, on peut en dire de même pour le camouflage. Complètement irréaliste mais au fond quelle importance, ce système montre ses limites dans sa redondance; déjà, au milieu des hautes herbes, le camouflage approprié est amplement suffisant. Il y a donc moyen de finir le jeu sans en changer bien souvent. Et quand on sait que chaque fois que l'on veut enfiler une nouvelle tenue, le passage par le menu est obligatoire, on se dit que se balader en vert au beau milieu d'un sentier de montagne, eh bien on s'y fera ! En bref, pour ne pas se faire repérer, il faut rester lambiner avec les fourmis et dépenser son temps en cabine d'essayage dès que l'on croise le moindre arbre; au final... on sort la grosse artillerie, et on fonce dans le tas, le tout avec le drapeau US colorié sur la face, pour rester dans l'air du temps...
Quelques bonnes idées mises à part, le gameplay est donc relativement faible, les grandes trouvailles de MGS2 étant ici reprises façon copier/coller. Mwarf.
Ouais mais ça ce n'est rien ! MGS c'est aussi et avant tout une histoire, des personnages, et des retournements de situation !! Tiens c'est l'orage sur Bruxelles maintenant...
Pour ce qui est du scénar' et des "pièges" de Kojima, je pense que le but n'était pas de faire dans l'exceptionnel, contrairement aux épisodes précédents. Mission accomplie... Ca se laisse suivre, c'est sympa... :bored: D'un autre côté, si vous avez 12 ans et que les mots "guerre froide" vous évoquent Napoléon en Russie... bah non même pas, les documents historiques se révélant au final peu nombreux, mieux vaut vous plonger dans un bon dictionnaire... Quant aux révélations finales, elles sont bien moins fortes que ce que l'on aurait pu attendre...
Pour ce qui est des persos, hé bé j'ai pas fini d'ergoter (j'essaie de rester consensuel hein...). Ca ne se fera pas sans quelques spoilers... En fait, j'ai vraiment l'impression que quelque part, les développeurs ont voulu se foutre de la gueule de leurs propres persos; un seul y réchappe à vrai dire, ce qui renforce encore son charisme...
Les Cobras tout d'abord; bon je passe sur Mr 100.000 volts, il se suffit à lui-même... Bah les autres aussi en fait, que ce soit The Pain avec ses frelons et ses cabrioles ridicules, The Fury, qui s'en sortait presque mais qui fait rire avec ses deux minutes trente de combat, et les autres dont on ne parle que pour meubler la trame maigrichonne... The End est plus particulier, son combat est intéressant, mais la scène de sa mort (enfin, la vraie scène) est en-dessous de tout, avec ce dentier qui s'arrache littéralement de sa bouche pour le faire taire :o Si quelqu'un a compris le sens de ce passage...
Ocelot, lui, c'est voulu, c'est pas possible autrement; que ce soit contre Eva ou contre The Pain, c'est trop ridicule que pour être valable...
Snake, avec ses champignons phosphorescents; Para-medic, avec ses références complètement à la masse (où sont celles de MGS2...??? :bouhou: ); le Major, avec sa référence à James Bond (mention spéciale pour le générique, complètement moisi); et Eva, le stéréotype ambulant, qui se dépoitraille à la moindre occasion, bref, s'ils l'avaient faite brune je n'aurais pas compris...
Reste donc The Boss (et, admettons, The Sorrow, d'ailleurs les deux ne vont sans doute pas ensemble pour rien), pour laquelle rien n'est laissé au hasard, si ce n'est son rôle de boss de fin (je vois pas trop où était son intérêt à elle, dans toute cette histoire...).
 
Tout ça pour dire que, honnêtement, ben... j'ai pas adoré ! :P
Reste surtout une vitrine technique bien agréable, mais bon, l'intérêt d'un Metal Gear n'est pas vraiment là...
 
Ainsi s'achève mon premier vrai message sur ce blog, en espérant qu'il y en aura de nombreux autres, et que je parviendrai à ne pas rester sobrement coincé dans l'unique domaine des jeux-video...
 
Bien à toi cher visiteur...

14:16 Écrit par Arlequin dans Un peu de rien... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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