21/12/2009

Noël

Parce que le hasard n'existe pas...


Joyeux Noël à toi, qui que tu sois, toi qui passes ici par hasard...

22:53 Écrit par Arlequin dans Un peu de rien... | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

02/03/2009

Juste pour rire

Oui je sais je ne suis pas venu ici depuis des lustres, j'ai aucun sens des responsabilités (???), et par ailleurs j'aurais 3 milliards de trucs à dire, mais là je préfère poster une petite video qui m'a bien fait rire (fan de Besson, passe ton chemin). Et puis c'est tout, là !

 

14:21 Écrit par Arlequin dans Divergence | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/10/2008

Art (23)

Je profite du fait que l'image soit particulièrement moisie cette fois-ci pour vous avouer un très grand secret. Quelle est la vraie raison pour laquelle je m'amuse à mettre une image en 640*480 ici environ une fois par mois ? Tout simplement parce que ces images "recentrent" le blog, càd que sans elles, toutes les parties de texte seraient insupportablement décalées vers la gauche, en une espèce d'immense injure au sens esthétique. Eh oui. Joindre l'utile à l'agréable, tout ça...

19:32 Écrit par Arlequin dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Médecin Express

Enorme (c'est décidément mon expression préférée ces derniers temps). Après une visite chez le médecin ce lundi, mon père revient à la maison avec l'envie (étrange) de me parler de Pékin Express, cette émission qui passe sur Plug RTL (j'allais mettre un commentaire désobligeant sur la qualité générale des émissions de Plug RTL mais je me rends compte - à temps - que ça ne colle pas trop avec l'esprit de cet article... ^^' ), et qui met en scène des gens dont la mission est de rejoindre Pekin avec 1€ par jour pour se déplacer/se nourrir/se loger (enfin je crois, j'avoue n'avoir jamais pris la peine de regarder... non parce que, bon, Plug RTL, ça rime avec RTL, hein...)(oups, j'ai pas tenu jusqu'au bout de mon texte... ^^'). Et mon père de m'annoncer que notre médecin familial était l'un des candidats de cette course vers la Chine. Non non, pas un des nombreux types qui se sont sans doute présentés dans l'espoir de pouvoir participer et qui s'en sont retournés bredouille à leurs pénates, non, non, un vrai candidat, vrai de vrai, même que le site officiel de l'émission a corroboré l'information. Harold et Jasmin, l'équipe belge, et Harold est bien médecin...

En écrivant tout ça, je me suis petit à petit rendu compte du caractère complètement inintéressant de la chose, finalement. C'est pour ça qu'à la fin j'ai placé quelques mots divertissants (si si) comme "bredouille", "pénates" ou "corroboré"... Enfin voilà, mon toubib familial est candidat à Pekin Express.

...

Et sinon, euh, il fait beau, chez vous ?   

19:15 Écrit par Arlequin dans Divergence | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/09/2008

Art (22)

Je voudrais que quelqu'un de gentil me dise qu'avec PhotoShop, faire des dessins comme ça, c'est l'enfance de l'art, faut même pas savoir dessiner ! Please ? Moi j'ai l'envie, mais pas le talent, et seulement la patience pour compenser...

12:47 Écrit par Arlequin dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Circonstances

Je suis parti en vacances pendant deux mois... ou pas. Deux mois sans écrire ici, quelques raisons, et des circonstances, pour un bilan mitigé : on est, euh, le quatre, ou peut-être le cinq septembre déjà, et j'en suis au même point qu'il y a 8 semaines (remarquez la subtile entourloupe pour éviter trop de répétitions) sur la grande ligne du progrès personnel. Et j'ajouterais que je ne suis toujours pas inscrit dans quelque établissement que ce soit pour mes études (qui recommencent dans dix jours, yeah), encore moins pour un job, que je vais encore perdre quelques amis, que j'ai toujours pas rechargé mon crédit gsm, que j'ai un parent en moins, des regrets en plus, une liste de livres "à lire (peut-être un jour)" à peine allongée (mais j'ai prévu de relire Les portes de la Mort de Weis & Hickman, si je retrouve le premier de la série - et j'en profite pour dire que sous ce titre qu'on croirait directement inspiré de n'importe quelle sous-production pour ados délurés, se cache une production pour ados un peu moins délurés, bref, une bonne série de sept bouquins je crois, qui valent bien les quelques heures que leur lecture nécessite), par contre voyez comme j'allonge très adroitement mes phrases, hem, que j'ai toujours pas de compte facebook, que j'ai toujours plus de gens dont je n'ai plus de nouvelles, que j'ai flashé (ou presque) sur une prof d'anglais (ou presque), que je vais aller m'installer fin de cette semaine dans une ville où je n'ai jamais mis les pieds, pour m'inscrire dans une unif dont j'ignore l'emplacement exact, pour poursuivre des études qui me mèneront je ne sais où, que j'ai toujours pas mon permis de conduire, ni moto ni auto, que je fais toujours de l'asthme à l'effort, donc toujours pas d'endurance à vélo, et, le meilleur pour la fin, que j'aime toujours autant me plaindre gratuitement sur ce blog.

Et à propos de me plaindre, j'ai failli, grâce à Skynet une nouvelle fois, ne plus jamais pouvoir réécrire sur ce blog (eh oui, j'ai seulement "failli"), depuis qu'avec leur nouveau système de Skynet Pass, les identifiants ont changé. C'est bon qu'avec un effort cérébral court mais intense (vive les vacances, et vive les légumes), j'ai pu me rappeler de l'adresse mail que j'avais il y a quatre ans...

Hey, Skynet guys, plutôt que de nous pondre un système moisi de portail internet qui n'intéresse personne, pourquoi ne pas vous concentrer à éliminer les connexions foireuses via Belgacom TV ou encore à limiter l'impact des changements d'IP en pleine session de jeu/download/autre ? Bref, à quand un truc utile ? Ou plus basiquement, un truc qui fonctionne correctement ? Oui, bon, j'exagère, l'interface des blogs est plus ou moins au point, et le fait d'être passé à 25 go de bande passante par mois sans trop savoir pourquoi, c'est bien aussi. Sauf quand, comme moi, on n'utilise pas eMule et consorts, et qu'on ne parvient donc pas à utiliser les 3/5 (savant calcul inside) des 25 go alloués...

Bon allez, j'arrête de râler. Mais je profite encore vite vite de l'occasion pour dire qu'un blog, tout de même, c'est vachement pratique pour grognarder tout seul dans son coin, avec l'impression de le faire en public (réduit). Je suis sûr que maintenant, du côté de Skynet, tout va radicalement changer ! O_O°

Erf... et sur ce blog, à quand un article utile... ?

12:42 Écrit par Arlequin dans Un peu de rien... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/06/2008

Art (21)

Je trouve ça toujours aussi impressionnant... Pour les distraits, il s'agit d'un dessin à la craie, réalisé à même le sol.

13:13 Écrit par Arlequin dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

(J'ai testé pour vous...) la balade à vélo en forêt

Après deux mois statiques au possible, assis devant un bureau, un ordinateur, et des piles de syllabi, je me suis dit qu'il était grand temps de se (re)mettre au sport ! Et puisqu'il y a une petite animation à l'unif, que je suis chez moi et qu'il y a un peu de soleil, voilà qu'une idée génialissime me traverse l'esprit : pourquoi ne pas faire les quelque 20 kilomètres qui me séparent de l'ULB en vélo à travers les bois quand c'est possible ? Et comme je dois traverser la forêt de Soignes pour rejoindre Bruxelles, ça promettait une belle petite promenade.

Sauf que... n'ayant jamais été très sportif, j'ai une fois de plus surestimé mes forces, et mésestimé la difficulté du parcours. A à peine un kilomètre de la maison se dresse une jolie côte de près de 800 mètres de long, qui a modifié mes plans pour la journée : une fois en haut, j'ai fait une pause indispensable de 10 minutes, et j'ai décidé de bifurquer dans la forêt de Soignes directement. L'unif se passera bien de moi, autant aller écouter les zoziaux et le bruissement des feuilles dans le vent...

J'ai finalement fait une quinzaine de kilomètres, lessivé (alors que j'en avais à peu près 35 de prévus à l'origine ^^'), pour rentrer chez moi après trois heures de périple. Alors je vous le dis, en semaine et par beau temps, la forêt en vélo c'est le rêve, et avec une bonne gourde et du chocolat, ça devient l'extase (ou presque). Je referai certainement ça un de ces jours :)

Le mot de la fin, parce qu'il faut bien : j'avais regonflé les pneus avant de partir, puis je ne m'en étais plus préoccupé. Grave erreur... Il s'est avéré que mon pneu arrière était complètement plat, pour cause de fuite monumentale, et que 15 kilomètres en forêt dans ces conditions ça relève de l'exploit sportif. Rien que ça ! Je m'étonnerai toujours... :P

13:03 Écrit par Arlequin dans J'ai testé pour vous... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/05/2008

Encore un matin

J'aime pas le matin... C'est comme si durant la nuit, toutes les barrières se craquelaient, toutes les armures se fissuraient, toutes les protections tombaient... Aussi bien physiquement (t'as pris ton actimel/yakult/autre pour être en forme aujourd'hui ??) que mentalement, surtout en période de stress, le moment du réveil est toujours un mauvais moment à passer. On vient juste d'émerger, y a deux ou trois neurones qui se sont mis en marche, mais les autres font la grasse mat'... Et du coup, quelques mauvais souvenirs de la veille se mélangent sournoisement avec les appréhensions de la nouvelle journée, voire parfois même avec les craintes du lendemain. Et on a juste envie de rester couché ! Mais en fait, ce qu'il faut faire, c'est réveiller les neurones encore endormis, parce que pour relativiser correctement, il faut être bien alerte et frais comme un gardon... C'est un cercle bassement vicieux...

Pfff non, j'aime pas le matin... En plus, le matin, je raconte n'importe quoi.

08:15 Écrit par Arlequin dans Divergence | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/05/2008

Emiliana Torrini

He came with the breeze
She told everyone, in the cold
She would hold him and sing a song
Sweet little Anna, singing her sad, sad song
To her beautiful boy that giggled so sweet

The days went by until one little night
With this one little moon hanging in its black
Sweet little Anna, whispered her goodnight song
In the ear of the boy who giggled so sweet

"My baby, my beauty, my boy, my baby
What is your favourite song of all songs ?
Sweet baby, my love, my darling, my baby
Forever your rosy lips won't turn blue

I won't let nights hurt you
I won't let them take you
Take my hand and we'll run up that tree

I won't let days hurt you
I won't let them break you
If so my little heart will die
If so my tears will freeze and turn grey"

He just stared in her hardworking arms
His rosy little lips had turned blue
Sweet little Anna, chanted her goodnight song
For her beautiful boy that giggled so sweet

"My baby, my beauty, my boy, my baby
What is your favourite song of all songs ?
Sweet baby, my love, my darling, my baby
Forever your rosy lips won't turn blue"

They took the boy who giggled so sweet
Frozen grey tears glanced on her cheek
And the goodnight song
She never stopped singing
Danced from her lips
Down the dark grey street

"My baby, my beauty, my boy, my baby
What is your favourite song of all songs ?
Sweet baby, my love, my darling, my baby
Forever your rosy lips won't turn blue

I won't let nights hurt you
I won't let them take you
Take my hand and we'll run up that tree

I won't let days hurt you
I won't let them break you
If so my little heart will die
If so my tears will freeze and turn grey."

Emiliana Torrini - The Boy Who Giggled So Sweet

18:33 Écrit par Arlequin dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/05/2008

Channiversaire (pfffff)

Eeeeh oui, en cette merveilleuse journée du 8 mai, c'est l'anniversaire de mon non moins merveilleux chat ! Quand je pense que je craignais de n'avoir rien à dire sur ce blog !! 

Pour fêter ça, une petite video des Nuls bien marrante (même si moi j'aime vraiment les chats, si si)

 

18:35 Écrit par Arlequin dans Chats | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Art (20)

Rien que parce que ça m'énerve de voir le blog complètement décalé sur la gauce, voici une pitite image de renaissance (tout de suite les grands mots) qui va recentrer tout ça. 

 

 

10:53 Écrit par Arlequin dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Oh ! J'ai un blog

C'est le cri du coeur de l'homme qui s'ennuie devant ses feuilles de droit commercial, et qui se rappelle de certaines heures qu'il a passées sur Internet à taper des choses et d'autres, afin que le visiteur de passage ou plus ou moins habitué puisse en "profiter" (ça s'appelle de la communication, en somme). Si ce n'était sur un forum, où cela pouvait-il bien se passer ? Mais sur mon blog, pardi ! (Voilà que je parle comme il y a 50 ans, de mieux en mieux...)

Mon blog qui a pris la poussière pendant deux mois, que je ne suis même pas venu contempler par pure emphase égotique (je suis sous médocs (y avait longtemps tiens), alors moi non plus je ne comprends pas toujours ce que je dis, pas d'inquiétude (enfin, pas pour vous)), qui a reçu un commentaire (ouaiiiiis !!! sauf que le tag de blog c'est très bien mais je me suis pas fait connaître sur d'autres blogs moi, je vois mal comment je pourrais taguer quoi que ce soit... mais bon je remercie quand même Tayiam pour cette délicate attention, et j'engage tous les visiteurs (oui bon, toi, là, en fait, parce que si un jour tu lis ça, ben tu seras sans doute bien le seul ^^) à rendre une petite visite sur son blog http://tayiam.skynetblogs.be/), et qui commençait à prendre un peu la poussière (ah tiens zut, je l'ai déjà dit)(pas grave).

C'est très joli, mais de quoi vais-je bien pouvoir parler moi maintenant ? Allez, une petite réflexion personnelle (accrochez-vous, ça va voler trèès haut dans le ciel bleu sans nuage de ce jeudi matin). Essayez de reconnaître la pub qui se cache sous cette phrase légèrement tronquée : "c'est ceux dont on parle le moins qui en gagnent le plus". Oui, c'est facile. C'est juste que si finalement McCain gagne les élections zétazuniennes, rien que pour ça, ça me fera bien rire.

(Tout seul, soit, mais ça me fera bien rire quand même)

10:45 Écrit par Arlequin dans Un peu de rien... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/03/2008

Qui m'aime me fuit

Que j'aie de la peine
Que je me traîne
Et ceux qui m'aiment
Me plaignent

Que je tombe en ruine
Que je m'abîme
Et ceux qui m'aiment
Me tiennent

Que je me démène
A rompre la chaîne
Et ceux qui m'aiment
Quand même

Que ça m'arrive
Comme ça leur arrive
Et ceux qui m'aiment
Me suivent

Que je m'expose à

Vivre autre chose
Et ceux qui m'aiment
Sourient

Que j'aie de l'avance
Un peu de chance
Et ceux qui m'aiment
M'envient

Que j'aie de l'argent
De temps en temps
Et ceux qui m'aiment
Se méfient

Que je les aime
Que je reste la même
Et ceux qui m'aiment
M'oublient

Que j'aie tout fait
Pour gagner leur amour
Et ceux qui m'aiment
Me fuient

Qui m'aime me fuit

Zazie - Qui m'aime me fuit

22:01 Écrit par Arlequin dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2008

Kenshin le Vagabond

J'ai enfin lu ce manga super connu, terminé en 2003 déjà, et après 28 volumes, un constat s'impose : c'est un shonen. L'histoire prend place à l'ère Meiji, l'ère des samurais (ou plutôt l'ère post-samurai, celle qui va les voir disparaître), dans un Japon qui commence à réellement s'industrialiser (oui, exactement comme dans The Last Samurai, mais les ressemblances s'arrêtent (heureusement) là). Comme d'habitude, notre héros va se trouver être l'incarnation du Bien (malgré son vilain passé dont il veut se repentir, histoire qu'on ait pas l'impression de suivre un enfant de choeur) et va devoir se battre contre tous les suppôts de Satan qui croiseront sa route. Et comme l'assassin repenti qui sert de héros n'a pas fait que des jolies choses dans sa vie passée, ils seront nombreux à vouloir lui faire avaler son sabre.

Comme d'habitude aussi, les ennemis deviendront de plus en plus fort, les techniques de plus en plus puissantes, et alors il faudra se surpasser, donner son maximum (comme dirait Justine H.) pour pouvoir vaincre le sale type qui lui aussi a un passé torturé et a subi un entraînement spartiate durant 20 ans. Ce qui n'empêchera pas le sale type suivant d'être encore plus fort, d'avoir connu des situations encore pires, d'avoir développé des techniques encore meilleures, bref, d'être un (sale type)². Un shonen, je vous disais !

Ceci dit, si j'en parle sur ce blog, c'est quand même que ça en vaut la peine... Et c'est bien le cas. Le plus grand intérêt du manga est son contexte historique, et au fil des pages d'explications textuelles des personnages que laisse l'auteur ici et là dans le manga, on se rend compte que Nobuhiro Watsuki sait de quoi il parle. Ca permet de créer une ambiance de Japon médiéval crédible et intéressante, renforcée encore par des héros charismatiques (on se comprend) aux capacités loin loin au-dessus de la moyenne. Un très bon point.

L'autre grand intérêt, ce sont les combats. Ou plutôt, ça aurait dû l'être... Les combats se basent sur des techniques d'attaque et de défense qui semblent (c'est assez difficile à admettre) se baser (mais alors uniquement se baser) sur des techniques samurai ayant réellement existé. Et si, au niveau techniques et créativité, le manga s'en sort à nouveau très bien, la mise en forme par contre laisse dubitatif. L'idée m'a même effleuré qu'une certaine censure pouvait se cacher là-dessous. Imaginez nos deux protagonistes (le bon contre le mauvais) qui, au summum de la tension, finissent par esquisser chacun un millimètre de mouvement, ce qui lance tout le combat. Et les voilà qui, à vitesse super divine (rien que ça), s'élancent l'un contre l'autre, le sabre pointé vers leur cible. C'est le signal pour le lecteur qu'il peut passer deux ou trois pages du manga sans faire attention, car la suite est complètement INCOMPREHENSIBLE. Non, pas à cause du dessin trop fouillis ou d'une mauvaise maîtrise, l'ensemble du manga bénéficiant d'un style agréable et peu chargé, mais bien, et c'est un comble, à cause des SFX, des bruitages quoi. L'image est noyée sous les TSHING SHLAAAK WAAAAH etc, au point qu'il est parfois impossible de comprendre le dessin. Une image vaut mieux qu'un long discours...

C'est une image au hasard, mais qui est une des pires je pense. Au moins, ça exprime bien ce que j'ai voulu dire ^^
Bref, c'est dommage, et ça nuit quand même à l'intérêt des combats en eux-mêmes, qui constituent la majeure partie de l'histoire, il faut le dire. Reste un manga bien dessiné et intéressant, l'histoire, au-delà des poncifs du genre (marrant comme cette expression est elle aussi un poncif du genre, hum), tient véritablement en haleine, et le héros est un vrai Héros jusqu'au bout. On en profite pour faire un détour du côté de l'amour, de la trahison, de la vengeance, de l'amitié, de la foi en ses idéaux, des dommages collatéraux qu'entraînent parfois ceux-ci, le tout avec cette idée que l'auteur avoue ouvertement sa préférence pour les happy ends, et on obtient un très bon manga, avec quelques défauts mais beaucoup de qualités.
Ca vaut la peine d'être lu :)
(J'aurais voulu écrire un truc beaucoup plus complet, notamment sur le scénario et les réflexions auxquelles il amène, parce que là ça fait critique du dimanche après-midi (euh...), mais j'ai un impondérable comme on dit, qui m'oblige à écourter ; ceci dit, l'essentiel s'y trouve :) ).

17:21 Écrit par Arlequin dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/01/2008

Parce qu'on est tous un peu mouton, tu sais...

Derrière ce titre quelque peu étrange se cache une pub pour World of Warcraft (c'est un jeu-video) par Jean-Claude Van Damme. Rien que ça. Et je sens que dès mes exams terminés je vais me laisser tenter moi... ^^
Enjoy ! 

10:47 Écrit par Arlequin dans Divergence | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

08/01/2008

Damien Rice

J'insiste avec ce type parce que, la première fois que j'en ai entendu parler, ça devait être sur Bel RTL (étrangement), et j'ai assimilé sa musique à celle d'un chanteur comme, au hasard, Michael Bublé, le genre blanc-bec crooner à deux francs cinquante, et je l'ai rangé dans le tiroir de mon esprit marqué d'un large "Sans Intérêt".

Pardon, Damien... (snif)

Je crois que j'en parlerai plus longuement quand j'aurai un peu plus de temps, et les idées un peu plus claires. En attendant, second extrait, après Accidental Babies, de l'album "9" de Damien Rice (attention ça ne rigole toujours pas...).

 

This has got to die
I said this has got to stop
This has got to lie down
With someone else on top
You can keep me pinned
'cause it's easier to tease
But you can't paint an elephant
Quite as good as she
And she may cry like a baby
And she may drive me crazy
'cause I am lately lonely

So why did ya have to lie
I take it I'm your crutch
The pillow in your pillowcase
Is easier to touch
And when you think you've sinned
Do you fall upon your knees?
Or do you sit within your picture?
Do you still forget the breeze?
And she may rise if I sing you down
And she may wisely cling to the ground
'cause I'm lately horny
So why would she take me thorny?

What's the point of this song or even singing?
If you've already gone, why am I clinging?
Well I could throw her out
And I could live without
And I could do it all for you
I could be true
Tell me if you want me to lie
'cause this has got to die
I said this has got to stop
This has got to lie down, down
With someone else on top
You can both keep me pinned
'cause it's easier to tease
But ye can't make me happy
Quite as good as me...
(Well, you know that's a lie)

11:35 Écrit par Arlequin dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/01/2008

Accidental Babies

I held you like a lover
Happy hands
And your elbow in the appropriate place
And we ignored our others' happy plans
For that delicate look upon your face
Our bodies moved and hardened
Hurting parts of your garden
With no room for a pardon
In a place where no one knows what we have done

Do you come
Together ever with him?
Is he dark enough
Enough to see your light?
Do you brush your teeth before you kiss?
Do you miss my smell?
Is he bold enough to take you on?
Do you feel like you belong?
Does he drive you wild?
Or just mildly free?
What about me?

You held me like a lover
Sweaty hands
And my foot in the appropriate place
We used cushions to cover happy glands
And the mild issue of our disgrace
Our minds pressed and guarded
While our flesh disregarded
The lack of space for the light-hearted
In the boom that beats our drum

And I know I make you cry
I know sometimes you wanna die
But do you really feel alive without me?
If so be free
If not leave him for me
Before one of us has
Accidental babies
For we are...

Damien Rice -  Accidental Babies

11:51 Écrit par Arlequin dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Art (19)

11:35 Écrit par Arlequin dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/01/2008

Bonne année ;)

Juste un petit mot pour souhaiter une bonne nouvelle année à tous les visiteurs du jour (et d'après).

Bonne année !

:)

11:45 Écrit par Arlequin dans Un peu de rien... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/12/2007

Sardine

Il y a longtemps que je n'avais pas raconté ma vie sur ce blog, eh bien qu'à cela ne tienne ! Surtout que cela me permettra de partager un enseignement de première importance, à savoir la supériorité des GPS TomTom sur les GPS Garmin.

Non, je sais que ça vous intéresse énormément mais j'ai la flemme de me lancer dans cette analyse comparative alors que j'ai encore tellement de travail... Je parlais des GPS parce que la fin de semaine a beaucoup tourné autour des voitures pour moi, genre j'ai fait plusieurs garages de première et seconde main dans l'espoir de trouver chaussure à mon pied, ou plutôt voiture à mes jambes. Ben oui, parce qu'avec les jambes kilométriques que je traîne chaque seconde de ma vie avec moi, c'est pas toujours facile de trouver un habitacle convenable. Le vrai grand "stress", c'est que les voitures qui me conviennent a priori le mieux sont du style 4x4, avec un habitacle de camionneur où mes gambettes ont toute la place qu'elles veulent pour taquiner les pédales. Oui. Mais moi, les 4x4, ben non. Déjà que ça pollue comme un Airbus, mais en plus c'est proche du comico-ridicule, rouler avec un char d'assaut dans les rues de Bruxelles, sans doute parce que "la ville est une jungle" et qu'il faut savoir être un prédateur, ou une connerie publicitaire du même genre. Moi qui n'habite pas (trop) loin de Waterloo, des abruti(e)s en Jeep j'en croise beaucoup, et c'est toujours la même chose : souvent des femmes surmaquillées qui ne dépassent pas le mètre 60 et qui visiblement ont quelque chose à compenser... Sans compter la conduite ultra-agressive qui va avec, parce que la route est à moi et si t'es dans mon chemin je t'écrabouille (on ne roule pas en char d'assaut pour rien, non plus). Bref, je n'étais pas spécialement convaincu des 2 heures passées à essayer des voitures toutes plus pète-sec les unes que les autres.

Et puis je rentre chez moi, où attend sagement la titine de ma môman, une vieille Peugeot 206 qui ne sert plus que trois fois par semaine. Logiquement, je ne pourrais pas y entrer, à peine y mettre une jambe. Mais voilà, par un drôle de hasard, le "bloc" (je ne sais pas comment l'appler, disons que c'est le truc au centre où se trouve l'auto-radio, le chauffage, tout ça), le bloc disais-je, est en retrait par rapport à toutes les nouvelles voitures du marché (sauf la nouvelle Corsa, mais je devais ouvrir le toit pour me tenir droit dedans (véridique...)), c'est-à-dire qu'il laisse plus de place si l'envie venait au conducteur de balancer son genou complètement sur la droite. Evidemment, pour moi, ce n'est pas une envie mais une nécessité, autrement il m'est impossible d'atteindre la pédale de frein, ma jambe étant bloquée par le volant, eh oui...

Et donc, dans cette minuscule 206, je me sens presque à l'aise (à condition d'écarter le genou dans une position tout sauf naturelle, ce qui m'empêchera sans doute de faire de trop longues distances sans attraper de sérieuses crampes, mais bon...) et je n'ai même plus besoin de songer à acheter quoi que ce soit, la tuture est déjà livrée à domicile...

Voilà, reste plus qu'à apprendre, maintenant...

Sinon, j'irai à pieds, comme d'hab', comme ce petit gars ici qui paraît-il marche pour la mucoviscidose (ou plutôt contre), et qu'il s'agit de transférer le plus possible pour que jamais il ne s'arrête de marcher...

 

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15:22 Écrit par Arlequin dans Un peu de rien... | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

07/12/2007

Farewell To The Bright Side

Tu claques la porte, tu t’éloignes sans te retourner. Tu es peut-être même fier de toi. Toi, ta folie, tes caprices, tes yeux d’adolescent attardé, ton pessimisme, ta peur de la nuit et de l’inconnu, ta frustration continue, ton égocentrisme maladif, ta paranoïa, toi, vous, vous tous, vous sortez de chez moi, vous sortez de ma vie. Et avec tout mon mépris… je vous dis adieu. Enfin.

Je claque la porte. Et je n’ai pas l’intention de me retourner. J’espère que tu ne t’imagines pas me voir revenir aussi facilement. Tu sais, je ne vais pas m’attendrir devant tes yeux – coupables - couleur d’espoir, devant ta peur de rester seule, pour encore devoir subir ton instinct maternel qui m’étouffe, ton altruisme exacerbé, ta pudeur effarouchée et tout ce qui fait que je pars aujourd’hui et que tu vas me supplier de revenir. Tu n’as jamais su assumer. Aujourd’hui, tu vas apprendre.
Ah, ta rue est moche. Même la verdure a l’air de s’être perdue, dans ce coin paumé. Les bus font plus de bruit qu’ailleurs, sans doute à cause des pavés usés qui ont poussé sur le bitume comme de la mauvaise herbe, je ne sais pas, c’est ta rue, quoi, une rue emmerdante, avec des gens qui se saluent alors qu’ils ne se connaissent pas, des commerces miteux genre night shops hors de prix, il y a des merdes de chiens et parfois des arbustes au milieu des trottoirs (pourquoi ils ne font pas leur truc là, les clebs ?) qui font qu’on ne peut pas se croiser, bref, cette pauvre rue n’a rien pour elle. Et c’est là que t’as voulu habiter. Pfff…
Tu m’as foutu ma journée en l’air, je rentre chez moi. Même si l’idée ne m’enchante pas beaucoup, prendre le train, le métro, le tram, avec tous ces gens - et leur odeur ! - autour de moi… Toi, évidemment, ça ne t’a jamais dérangée, tu aimes ça, la proximité, les rencontres, ce genre de conneries. Et puis, bien sûr, c’est de ma faute si j’en suis réduit à prendre les transports en commun, c’est de ma faute si un gamin de 20 ans m’emboutit et envoie la voiture au garage, blablabla, je sais, je te connais.
Eh ! Tandis que je gaspille mes pensées, je manque de me faire renverser en traversant la rue pour attraper ce foutu tram. T’en aurais lourd sur la conscience, pas vrai ? Ca me fait sourire rien que de l’imaginer. Mais c’est visiblement un jour où la joie se doit d’être éphémère…  Le tram est complètement bondé, je ne pourrai certainement pas m’asseoir. Tout ça à cause d’un fou du volant…
Et c’est en cherchant une place assise que je te vois, là, de l’autre côté du wagon, en pleine discussion avec un bellâtre sans intérêt. Non, logiquement, tu ne peux pas être là, tu es chez toi en train de pleurer sur mon départ, les yeux rougis par le chagrin, et les pensées, j’imagine, plutôt morbides et pleines de regrets ; tout le contraire de cette jeune fille en veste noire, souriante, enthousiaste, qui tient des propos que je suis trop loin pour entendre à un imbécile qui n’a d’yeux que pour elle, qui la dévore littéralement, avec sur la bouche le sourire en coin de celui qui trouve tout ce qu’elle a à lui dire tout à fait attendrissant.
Et ça m’énerve, en fait TU m’énerves ! Je ne sais pas ce que tu fais là, qui est ce type, ce que tu essaies de faire ; tout ce que je sais c’est que je n’ai plus envie de te voir. J’irai jusqu’au métro à pieds, tiens. Enfin, si j’arrive à sortir du tram… .
Sous un des sièges, un vieux sac plastique de grand magasin traîne, abandonné, et on peut voir à l’intérieur un tupperware plein de nourriture qui m’a l’air fort peu engageante, mais soit. Ce serait si simple… Prendre une voix apeurée, crier qu’il y a un sac avec une bombe, et tout le tram se viderait de lui-même, tous ces idiots se jetteraient vers la sortie et je serais tranquille pour descendre… En fait tu descendrais certainement aussi, en aidant les vieilles personnes, les enfants, en faisant tout ce qui pourrait te donner bonne conscience, comme d’habitude. Bah, je n’ai pas envie de voir ça. J’en suis quitte pour être bousculé une fois de plus en essayant de rejoindre la porte, tant pis. Sale journée…
En sortant, je te jette un dernier regard. Vous riez aux éclats, tous les deux. Va te faire foutre !

C’est toi qui es en tort, une fois de plus, et c’est moi qui déprime… Je suis accoudé à un snack-bar de la station de métro souterraine comme le serait un loser éconduit dans une taverne pour célibataires, les verres d’alcool fort en moins - je préfère le café. Je me fais un peu pitié, de me mettre dans un état pareil juste pour toi, alors que tu n’es même pas là pour culpabiliser, pour essayer de te racheter. Les histoires d’amour, c’est toujours pareil : c’est toujours le même qui souffre.

Je déteste être interrompu, que ce soit quand je parle, ou plus simplement quand je suis perdu dans mes pensées. Alors si en plus on me fait sursauter, on reçoit la punition qu’on mérite.

- Non j’en veux pas, de ton lait, si j’en voulais j’en aurais demandé !

La serveuse se tire, l’air outré ; ça lui fera les pieds. Bien sûr, tous les autres clients se retournent vers moi, comme du bétail surpris par le train qui passe. Ce ne sera ni la première ni la dernière fois. Je les regarde dans les yeux, un par un ; aucun ne fait de commentaire. Toi pas plus que les autres. En fait, ta présence ne m’étonne qu’à moitié. Tu me suis, c’est évident. Sans moi, tu n’es rien. Tu t’es mise de dos, peut-être pour pouvoir m’observer à la dérobée, en espérant que je ne te remarque pas. Le bellâtre, ainsi que ta veste noire, ont disparu. Tu t’es fait servir une espèce de thé à la menthe, je suppose, une eau verdâtre qui a l’air infect, une attirance que je ne te connaissais pas. Bien sûr, je t’entends d’ici me dire qu’en réalité je ne connais rien de toi, que tu possèdes une sensibilité que je n’ai jamais été capable de même seulement commencer à comprendre, mais je sais bien que tu tentes uniquement – et en vain – de brouiller les pistes. Tu t’es détournée depuis longtemps déjà, et moi je n’ai fait semblant de rien. Je fixe ton dos, ta nuque, tes cheveux blonds, je redescends sur ton pull vert, j’observe tes coudes, la position de tes épaules, je guette le moment que tu choisiras pour te retourner à nouveau. Et tu ne risques pas d’oublier le regard que tu recevras en retour…

J’admets, j’ai mis cinq bonnes minutes à comprendre. Le fond de la taverne est tapissé de plaques de verre sombre, placées de biais, et qu’on pourrait croire opaques, mais il n’en est rien ; ce stratagème soi-disant décoratif permet aux barmen d’avoir une vue d’ensemble de la salle, et ainsi d’observer sans être observé, et aux clients proches du comptoir de faire de même. Moi, de là où je suis, je n’y vois qu’un vague reflet irisé. Je fixe le mur d’un air mauvais, sans y trouver tes yeux. Tu n’as toujours pas bougé. Tu es venue pour me retenir ? Eh bien, essaye, tente quelque chose, si tu crois que ça peut servir, mais moi, je ne t’attendrai pas plus longtemps.
Je me lève, indifférent, tout en faisant quand même bien attention à ne pas regarder dans ta direction, et me dirige vers la sortie, les épaules hautes, le visage serein. La serveuse en profite pour se venger.

- Hey, où croyez-vous aller, comme ça ?

Merde… l’addition. Je lui jette un billet de 5 € qui traînait dans ma poche, et qui finit sa course par terre.

- Garde la monnaie.

Je ne sais pas si elle m’a entendu. Je m’en fous. Plus question que je perde la face devant toi, ni aujourd’hui ni plus jamais.

Foutue  journée, je sais, je l’ai déjà dit. Mais ça continue. Le train est bondé, lui aussi. Je vais devoir rester en 3e classe, et je déteste ça. La 3e classe, c’est l’endroit situé entre deux wagons, juste en face des portes. Ce n’est pas très grand, mais aujourd’hui c’est encore pire, vu qu’un landau prend la moitié de la place. Le plus navrant c’est encore le contrôleur, qui décide de passer après 15 minutes de trajet, quand le passage est devenu quasiment impossible tellement il y a de gens. A vrai dire, je l’attends avec une certaine impatience ; il n’est pas bien grand, il a l’air complètement surmené (avec le monde qu’il y a ça n’est guère étonnant), et il s’imagine sûrement que je vais payer mon billet malgré ces conditions de transport tout à fait inadmissibles. Je sens qu’on va s’amuser…

Il a dû sentir qu’il n’aurait pas le dernier mot, qu’il allait se faire ridiculiser. Après avoir rapidement jeté un œil à l’abonnement de la fille à côté de moi (si on peut appeler ça une fille, une espèce de garçon manqué avec jeans troué et skateboard peinturluré, complètement paumée), il inspecte le bout de ses souliers, puis d’un coup fait volte-face et essaye de s’engouffrer dans le wagon suivant, sans même m’avoir regardé, et en se cognant au landau au passage. Je ne manque pas de lui lancer un ricanement sec, malheureusement couvert par le bruit des freins. C’est mon arrêt… Décidément, tout s’opposait à ce que je paye ma place, aujourd’hui…
Je respire enfin : le quai, lui, est désert. Ou presque. Une quinzaine de mètres plus loin, une femme tente de monter de force dans le train, mais elle est obligée de remettre pied à terre, et de courir à la porte suivante.
Je ne sais pas à quoi tu joues. Ce n’est pas en remontant dans le train que tu vas arranger les choses entre nous. Et puis, pourquoi me suivre jusqu’ici ? Evidemment que je rentre chez moi, où irais-je d’autre ? Tu t’imagines que je t’ai déjà remplacée ? Eh, c’est vrai, ça aurait pu, mais tu m’as dégoûté de la gent féminine pour au moins une journée. Et si tu t’obstines encore à me suivre, même si pour ça tu dois te retrouver seule à l’arrêt suivant, j’espère que tu es consciente que chez moi tu trouveras porte close. Tout se paie, ma petite, eh oui.

Plus que dix petites minutes de marche, et je serai au chaud. Je râlais contre ta rue, tantôt, mais celles qui bordent la gare ne valent pas beaucoup mieux. C’est même pire, pour une fois (ai-je déjà dit que cette journée était pourrie ?), la commune a décidé de vider ses caisses en travaux inutiles. Au bout de l’avenue, des types en jaune se cachent sous une tente marquée « Eau et Gaz », une fuite sans doute. Ca met le boxon dans la circulation, les voitures ne pouvant plus rouler que sur une bande. Plus proche de moi, tout le vieux bâtiment qui abritait auparavant le home Saint-Vincent, et qui est désormais destiné à servir de salle d’exposition (pour un artiste contemporain qui n’a donc forcément aucun intérêt), voit sa façade rénovée de fond en comble, à grands renforts d’échafaudages branlants plein de pots de peinture (en rouge coquelicot, ils veulent le repeindre en rouge coquelicot !) et d’ouvriers sans gêne qui ont pris possession du trottoir, obligeant les piétons à marcher sur la rue. Bande d’abrutis… Je fais remarquer leur manque de professionnalisme à l’un d’entre eux, occupé à manger ses tartines (à trois heures de l’après-midi, ça ne me surprend pas beaucoup), qui me répond d’aller me faire voir (en fait je n’ai rien compris, il avait la bouche pleine, mais j’imagine que c’est ce qu’il a voulu dire). Je m’éloigne sans broncher, tout en renversant un pot de peinture sur mon passage. Cette fois, l’ouvrier m’insulte copieusement. A ton tour d’aller te faire voir…

Je fais quelques pas en vérifiant que rien n’est venu éclabousser mes chaussures, ce serait le comble. Quand je relève les yeux, une gamine se tient face à moi, et ne semble pas décidée à bouger. Pendant une seconde, j’ai cru que c’était toi. C’est sans doute pour ça que je lui adresse un sourire (mais sans chaleur, hein, le sourire). Elle est blonde, elle aussi, mais beaucoup plus jeune que toi, et beaucoup plus pâle aussi, d’une pâleur maladive même ; il ne s’agirait pas qu’elle me refile la crève, non plus.

- Bonjour, me fait-elle avec une voix d’une lassitude invraisemblable.

Je suis complètement pris de court. Je ne m’attendais ni à ce qu’elle m’adresse la parole, ni à ce que son ton soit aussi détaché. Et je reste là, bouche ouverte et sourcils haussés, à attendre qu’elle rajoute quelque chose.

- Vous avez la possibilité de faire un vœu.

Ca, ça termine de m’achever. Elle a prononcé cette dernière phrase comme si je n’étais pas là, en regardant par terre avec une moue ennuyée qui m’irrite légèrement. Au moins, ça me permet de reprendre mes esprits.

- Qu’est-ce que tu dis ?!
- Un vœu. Vous avez la possibilité de faire un vœu, reprend-elle patiemment, mais toujours avec l’air de parler aux mouches.

De nouveau, je pense à toi, comme ça, sans raison. L’envie de mettre une gifle à cette gosse commence à me démanger.

- Bien, fais-moi gagner au lotto, dis-je sans cacher le mépris de ma voix.

Elle ne répond rien, elle se contente de regarder toujours le même point par terre, pas loin de son pied droit. Je la regarde avec un rictus plus loquace que n’importe quelle insulte. Et alors que je m’apprête à repartir, elle parvient à me clouer sur place d’une simple phrase.

- Vous êtes sûr ? Vous avez déjà gagné au lotto, il y a deux semaines, et il y a 5 semaines également. A quoi ça sert ?

C’est vrai, j’ai gagné au lotto, mais des sommes dérisoires. Soit. Je me demande surtout comment elle est au courant, mais c’est peut-être un coup de chance, ou bien c’est la fille du libraire…

- Alors fais-moi gagner 1 million d’euros au lotto ! C’est bon, cette fois ?
- Il n’y aura pas de cagnotte d’exactement 1 million d’euros avant plusieurs années, en fait, il y a des chances que ça n’arrive jamais. Les sommes mises en jeu sont rarement arrondies, vous savez. Vous êtes sûr ?

Elle commence à sérieusement m’énerver. Je n’ai aucune envie de jouer, et en plus de ça son jeu est ridicule. Mais elle relève lentement les yeux vers moi, et, de la tête, me fait signe de jeter un œil à ce qu’il se passe autour de moi.
Ce n’est qu’à ce moment que je remarque que tout s’est arrêté, que plus rien ne bouge, et qu’il règne un silence quasi absolu dans la rue. Et enfin, je vois ce que la fille ou peu importe ce qu’elle est (un medium, un ange ???) voulait me montrer. J’avoue, ça vaut la peine. Là-bas, à hauteur de la tente des ouvriers communaux, une explosion a littéralement projeté une voiture dans les airs. Un ouvrier aurait fumé une clope pas loin du chantier que ça ne m’étonnerait pas. Toute la scène est figée dans l’espace et dans le temps, c’est impressionnant.

- Wow ! Quelle bande d’abrutis !

La fille pâle a toujours les yeux dans le vague, comme si elle était ailleurs. Ca me rappelle que j’ai droit à un vœu. Et de la voir comme ça, absente, blanchâtre comme une apparition, un fantôme, je prends conscience de la raison probable de sa présence. C’est d’une voix tremblante que je m’adresse à nouveau à elle.

- Hem… Dis-moi, cette voiture, là… Elle va me rentrer dedans ??

Silence. Elle me regarde, désormais, mais ne semble toujours pas faire grande attention à moi. C’est comme si elle réfléchissait, comme si elle se demandait si elle devait considérer cette question comme la formulation de mon vœu, ou bien s’il ne s’agissait que d’une simple interrogation à laquelle elle ne serait même pas obligée de répondre. Moi, je suis suspendu à ses lèvres.

- Non, finit-elle par dire, elle passera à 52 centimètres de vous.

Toujours la même voix impersonnelle. Je m’en fous, j’ai eu ma réponse. J’en profite pour me calmer un peu, pour reprendre ma respiration. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, je découvre que la conductrice de la voiture volante n’est autre que… toi. Ta chevelure blonde qui vole dans tous les sens, qui cache tes yeux bleus, et ta bouche ouverte dans un cri qui m’est inaudible mais que j’imagine sans peine… Eh, j’ai trouvé mon vœu.

- Gamine, tu m’entends ? Voilà mon vœu…
- Oui ?
- Je voudrais que, quand la voiture passera à 52 centimètres de moi, comme tu dis, la fille au volant me voie sourire.
- Vous êtes sûr ?

J’en jubile d’avance.

- Oui, je suis sûr.
- Bien.

En un instant, tout repart, tout revit, tout explose. La voiture décolle, tournoie, perd une de ses portières arrières dans l’aventure. Je fais confiance à la gosse ; je ne bouge pas d’un pouce. Comme prévu, la voiture me frôle, et je te lâche un sourire pervers tandis que nos regards se croisent…

Des yeux bruns. Elle a des yeux bruns. Bordel, ce n’est pas toi, même la coiffure n’est pas la même, et ce n’est que maintenant que je le remarque ! J’ai gaspillé mon vœu, pour rien, rien ! Et cette foutue gosse qui ne m’a rien dit !

- Votre vœu a été exaucé.
- Ah, te revoilà, toi !

Je hurle littéralement. Personne ne m’entend, le temps s’est arrêté de nouveau, juste pour que je reçoive le rapport de la gamine, sans doute, mais ça ne m’empêche pas de libérer mes poumons rageusement.

- Pourquoi tu ne m’as rien dit ? J’ai gâché un vœu par ta faute ! Tu m’en dois un autre !
- Pardon ?

Elle a l’air sincèrement étonnée. Pour elle, évidemment, tout s’est passé normalement.

- Tu ne m’as pas dit que cette femme n’était pas celle que je pensais ! Pourquoi j’aurais souri à une inconnue qui va se tuer devant mes yeux, hein ?
- A vrai dire… La femme « que vous pensiez » est chez elle, soulagée de s’être débarrassée de vous, et la conductrice de la voiture ne va pas mourir.

Double surprise. Toi, chez toi ? Soulagée ? Et cette bonne femme va survivre à tout ça ??

- Non, elle ne va pas mourir, reprend la gosse. Elle aussi, comme tous ceux sur le point de mourir à cause de cette explosion, a pu faire un vœu, et elle a souhaité survivre. Son vœu sera exaucé.

Je me prends un électrochoc de plus.

- Que… ? Sur le point de mourir ? Mais moi…
- … ?
- La voiture m’a manqué… Pourquoi ai-je pu faire un vœu ??

Elle ne répond rien. Le monde reprend vie alors qu’elle disparaît. Derrière moi, un bruit formidable ; c’est la voiture qui s’écrase sur elle-même. Je ne comprends pas comment quiconque pourrait survivre à ça… Instinctivement, sans doute par curiosité morbide aussi, je me retourne. Et je réalise.

L’échafaudage. Le bruit, c’était l’échafaudage, fauché à la base par la voiture qui a continué sa course plus loin, à peu près indemne, et tandis que les ouvriers, sains et saufs eux aussi, courent à l’abri, le ciel s’assombrit devant mes yeux pleins de panique, je sens le soleil se couvrir sur ma vie, sur mon existence, et bientôt sur ma folie, mes caprices, mes yeux d’adolescent attardé, mon pessimisme, ma peur de la nuit et de l’inconnu, ma frustration continue, mon égocentrisme maladif, ma paranoïa, ça et tout le reste. Tout est balayé, englouti, tout se recouvre de noir… et de rouge. Des coquelicots. Je vais mourir couvert de fleurs.




Librement inspiré de « Farewell To The Bright Side » de Don’t Look Back, sur l’album Brighter (http://www.myspace.com/dontlookbackmusic)

11:25 Écrit par Arlequin dans Par écrits | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/11/2007

Chocolat

Il paraît que c'est une chaîne de mails, je ne sais pas, moi on me l'a raconté sur papier...

Voici donc un truc idiot et sans intérêt qui va vous faire perdre 5 minutes pour rien. C'est parti !

Tout d'abord, pensez au nombre de fois que vous avez envie de chocolat sur une semaine (ou sur une journée, peu importe, tant que ça ne dépasse pas 9). Multipliez ce chiffre par deux, et ajoutez 5. Multipliez ensuite ce chiffre par 50.

Si, dans l'année civile, votre anniversaire est déjà passé, ajoutez 1757. S'il n'est pas encore passé, ajoutez seulement 1756.

De tout ça, retirez votre année de naissance.

Vous obtenez un nombre de 3 chiffres, dont le premier est le nombre de fois que vous avez envie de chocolat sur une semaine (ou sur une journée si vous avez un gros problème), et les deux derniers forment votre âge.

Dingue, hein ?

Non... ?

10:12 Écrit par Arlequin dans Divergence | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/11/2007

Chat (5)

19:22 Écrit par Arlequin dans Chats | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

:/

Vieux motard que jamais, j'ai ptêt bien trouvé une réponse à l'une de mes questions les plus existentielles, à savoir "mais que vais-je bien pouvoir faire plus tard ?"... Ben moi, plus tard, je ferai partie de l'équipe nationale, chez les Diables rouges. Y'a pas de raison, moi non plus je ne sais pas jouer au football... 

19:08 Écrit par Arlequin dans Divergence | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/10/2007

Mouahaha

Comme j'ai décidé, en cette glorieuse minute de ma non moins glorieuse existence, que je détestais le monde entier, je vous fais le sale coup que voilà :

"Ce livre a été imprimé sur du papier recyclé"

Vous venez, vous qui avez tout juste acheté le livre ce samedi et qui n'avez pas encore eu le temps de le terminer, de lire la dernière phrase du dernier volume de Harry Potter, et tout ça grâce à moi.

Z'êtes bien dégoûtés de connaître la fin, hein ?

17:12 Écrit par Arlequin dans Divergence | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/10/2007

Frosti

Un peu d'éclectisme ne fait jamais de mal, mais Björk n'a pas non plus le privilège de l'unanimité (à tort, selon moi). Donc j'ai simplement décidé de mettre du Björk, mais sans parole, pour ne pas faire fuir les amateurs de musique formatée. Comme ça tout le monde est content. C'est bô, le consensualisme... M'en vais d'ailleurs immédiatement donner quelques conseils à ce cher Yves...

Björk - Frosti (sur Vespertine)

En écoute, come d'hab', en haut à droite sur le blog ;)

14:46 Écrit par Arlequin dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/10/2007

Art (18)

18:01 Écrit par Arlequin dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

MSN

Non, mais, est-ce que ça n'arrive qu'à moi ?

Bon, petite mise en situation : vous venez d'ouvrir MSN (ou WLM ou peu importe comment on l'appelle), et paf ! une petite fenêtre s'ouvre, et vous annonce fièrement que vous avez un ami, ou presque, en tous cas que quelqu'un vous a à la bonne et qu'il vous a rajouté dans sa liste de contacts. Magnifique ! Jusqu'ici, tout va bien.

Premier problème : l'adresse du futur correspondant vous est totalement inconnue. Et c'est pas tout : en ce qui me concerne, ces adresses ont des connotations arabisantes assez prononcées. Heureusement, je n'ai rien contre les marocains (oui parce que, après vérification, c'était en marocain, ce mot dans l'adresse que je n'avais pas compris). N'empêche, avec ma chance habituelle, les marocains en question ne parlent pas français, et baragouinent un anglais plus qu'hésitant.

Mais je m'égare.

L'adresse est inconnue, donc. On ne sait jamais, c'est peut-être ce bon vieux Marcel qui a récemment changé d'adresse (et, dans mon cas, qui se serait peut-être converti, ou encore a-t-il rencontré son âme soeur lors d'un de ses nombreux voyages professionnels au Maghreb - mais je m'égare encore). Et, de peur de froisser la légendaire susceptibilité de Marcel, vous acceptez ce nouveau contact mystérieux.

Mais Marcel n'est pas des plus bavards, d'ailleurs il ne se connecte jamais, sauf après minuit, mais à cette heure c'est vous qui, étrangement, n'êtes pas des plus assidus. Bref, le mystère reste entier.

Et puis, un beau jour (ou peut-être une nuit) (près d'un lac, je m'étais endormi) (zut, je m'égare encore), vous vous connectez simultanément. Le grand jour est arrivé, c'est la grande excitation, enfin vous allez savoir ce que devient Marcel depuis tout ce temps.

Mais en fait non.

Dans le meilleur des cas, votre correspondant vous fait comprendre qu'il ne vous connaît pas et vous demande avec une certaine impatience la raison pour laquelle, puisque vous ne vous connaissez pas, vous l'avez invité à se joindre à vous sur MSN. Oui, c'est le monde à l'envers. Et là vous vous rendez compte que ça ne sert à rien de vous lancer dans des explications kilométriques, et la conversation tourne court. Moi, c'est plus amusant, parce que mes correspondants, je ne les comprends pas, et c'est méchamment réciproque. Du coup, pour en venir à la conclusion incontournable que non, on ne se connaît pas, ça peut prendre un certain temps... Mais dans tous les cas, la fin de la discussion est toujours la même :

"Ok, sorry, have a good day/night/week/month/year/life"

Si ça arrive une fois, même deux, passe encore, mais moi ça fait près de cinq fois, toujours avec des non-francophones, et qui n'ont jamais demandé à m'avoir dans leurs contacts.

Dans le même genre, je reçois toujours des mails adressés à une certaine E. Hartsock, domiciliée quelque part aux States, et qui visiblement a eu la même idée que moi au moment de créer son compte de messagerie. Je suis sûr que, si elle existe, elle s'imagine avoir été piratée par un hackeur européen qui n'a rien d'autre à faire qu'embêter les honnêtes gens. Comment on se ferait une réputation...

Mais bon, il va me falloir une solution. En gros, soit j'apprends un nouveau langage, en supposant que ce soit bel et bien du marocain, soit je change d'adresse MSN. Soit encore je romps avec Marcel. Ah, dur de faire des choix...

01:38 Écrit par Arlequin dans Un peu de rien... | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

10/09/2007

Art (17)

16:44 Écrit par Arlequin dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |